Prasquier (Crif) et Nadjar (Bnai Brith) pour la préférence juive ?

Les dessous de l’éviction de Pierre Cassen et Christine Tasin du salon littéraire du B’nai B’rith sont à peu près connus de tous. Rappelons tout de même les faits.
Les auteurs de « Les assises sur l’islamisation de nos pays » et « La faute du bobo Jocelyn » ont été invités, comme l’an passé, par Eugène Leiba, fondateur historique du salon du livre du Bnai Brith.
Chacun dans leur registre, Abel Mestre, journaliste au Monde, et Alexis Corbière, lieutenant de Mélenchon, ont multiplié les intimidations contre Eugène Leiba, qui a également été prié d’annuler son invitation par le maire du 16e Claude Goasguen. Mais le coup de grâce, selon nos sources, pour Eugène Leiba, fut l’intervention du président du B’nai B’rith national, André Nadjar, puis du président du Crif, Richard Prasquier.
Décision fut prise de mettre, pour le prochain salon, Eugène Leiba sous tutelle, et de faire virer quatre invités, outre Pierre et Christine, Yvan Blot et Louis Chagnon. Signalons, au sujet de ce dernier, qu’ Ivan Rioufol eut l’élégance d’accueillir ses livres.
Quelques jours après ce lamentable épisode, il est intéressant de revenir sur les deux pleutres, André Nadjar et Richard Prasquier. En effet, le premier, terrorisé par Abel Mestre, s’est fendu d’un communiqué pathétique et pitoyable, que nous portons à la connaissance de tous nos lecteurs.
http://www.bbfrance.org/Droit-de-reponse-du-B-nai-B-rith-France-au-journal-le-MONDE_a69.html

A l’Attention de Monsieur Abel Mestre
Cher Monsieur,

J’ai pris connaissance de l’article qui a été publié le 4 novembre 2011 sur le blog de « droites-extrêmes.blog » concernant le Salon du livre que notre Association B’nai B’rith France organise le 13 Novembre prochain à la Mairie du XVIe arrondissement de Paris.

Je tiens personnellement, en tant que Président national de cette Association, à exprimer mes profonds regrets et vous informe que Yvan Blot et Louis Chagnon ne participeront pas à ce salon.

En effet cette initiative locale est une fâcheuse erreur.

Je rappelle que ce salon est d’abord réservé aux auteurs juifs ou pour le moins aux auteurs qui traitent de sujets qui concernent les juifs, ce qui n’est pas le cas pour ces deux auteurs.

Je tiens à préciser si nécessaire qu’il n’a jamais été question, sous quelque forme que ce soit, de pactiser, de rencontrer ou de discuter avec des dirigeants d’extrême droite.

Comme vous le savez, notre Association a toujours été déterminée à combattre tous les extrêmes, de droite ou de gauche, et elle a fait du combat contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, une de ses principales priorités.

Par conséquent, je vous demande, afin de lever toute ambigüité auprès de vos lecteurs, de publier en lieu et place sur votre blog et de vouloir faire publier sur la homepage du Site Internet du monde.fr, ce droit de réponse.

Je vous prie de considérer que je serai très attentif à la publication de mon ferme démenti.

Bien cordialement

André Nadjar
Président du B’nai B’rith France

Copie à :
Erik Izraelewicz, Directeur de la Rédaction
Caroline Monnot, Co titulaire du blog

Quelle lâcheté de se défausser sur les organisateurs d’un salon qui fait l’admiration de tous, depuis des années, style « C’est pas moi, c’est eux ! ». Mais il est intéressant de noter que pour le président du B’nai B’rith national, pour participer au salon littéraire, il faut être juif, ou bien, pour le moins (on appréciera le « pour le moins ») traiter de sujets qui concernent les juifs. Certes il nous paraît ahurissant qu’au sein de la République française, qui plus est dans une mairie qui appartient au peuple dans son ensemble, on puisse organiser un salon communautariste pur et dur, contraire à la réalité quotidienne de nos nombreux amis juifs qui se considèrent d’abord comme français et sont d’authentiques républicains. Certes on peut se poser des questions sur la représentativité des associations juives, dont les responsables sont à des années-lumière de la base. Mais notre propos n’est pas là aujourd’hui. Comme nous ne ferons pas l’offense à Nadjar de laisser croire qu’il puisse considérer que l’islamisation de la France ne concerne pas les juifs, nous sommes donc obligés de conclure que Pierre Cassen et Christine Tasin, que personne ne peut classer à l’extrême droite, ont été jugés indésirables parce que non juifs !

Parano de notre part ? Il suffit de lire les exploits de l’autre héros du feuilleton, Richard Prasquier, pour se poser des questions. Celui-ci a analysé l’accord entre les Verts et le PS non pas sous un angle de citoyen français, qui aurait pu s’inquiéter de l’avenir énergétique de notre pays, mais avec le regard d’un communautariste pleurnichant sur des députés juifs qui allaient perdre leur siège ! Philippe Cohen, de Marianne, ne peut s’empêcher de réagir vivement à ce qu’il appela « les listes juives du bon docteur Prasquier ».

http://www.marianne2.fr/Les-listes-de-juifs-du-bon-docteur-Prasquier_a212599.html

« La proportionnelle n’étant pas favorable à la communauté juive – Pascal Boniface l’avait déjà fait remarquer dans une intervention devenue célèbre au PS – Richard Prasquier invoque le poids de l’histoire, le génocide de la seconde guerre mondiale. Mais pourquoi, à cette aune, les Arabes ne pourraient-ils invoquer le colonialisme dans les pays du Maghreb, les Français d’origine africaine, l’esclavagisme ou le génocide du Rwanda ? C’est vraiment cette France-là que veut Monsieur Prasquier ? Doit-on vraiment faire de listes de candidats aux élections en fonction des blessures de l’histoire et de ceux qui sont censés les porter dans leur tête ? »

Donc, pour Prasquier, le repas annuel du Crif, où tous les ministres se précipitent, ne suffit pas. Les politiques français devraient, en outre, intégrer, dans les négociations, qu’il faudrait un quota de députés favorables à Israël. Voilà donc les deux personnages, acteurs de notre éviction, qui mettront sous tutelle Eugène Leiba, l’an prochain, et donneront leur imprimatur au salon 2012. Chronique d’une mort annoncée. Que deviendra ce salon sous la houlette ou plutôt sous la censure jalouse de Nadjar-Prasquier ? Quels auteurs parviendront-ils à passer sous les fourches caudines de leurs principes étroits ? Quels thèmes, quels livres seront interdits par ces deux dirigeants qui croient qu’en s’aplatissant devant des Mestre ou Corbière ils protègent les leurs, alors qu’ils ne font que les jeter en pâture des islamistes prêts à tout pour transporter sur notre sol le conflit israélo-palestinien ?
Pauvre communauté juive, en période d’islamisation de notre pays, dont elle est la première victime (mais pas la seule), elle mériterait des vrais chefs républicains et laïques. Elle n’a réussi à se doter que de communautaristes pleutres qui passent leur vie à se coucher devant une bien-pensance qu’ils incarnent jusqu’à la caricature.

Paul Le Poulpe